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mercredi 24 juillet 2019

L’aboutissement

Le bonheur peut-il être vivant ? Permanent ? Généreux ? J’y ai cru longtemps. Mais un jour, son pire ennemi m’est revenu en pleine face, sans que je m’y attende, comme un boomerang qui a fait le tour de la Terre avant de revenir à son propriétaire. Oui, je ne pensais pas que le plaisir de vivre pouvait s’éclipser, rebrousser chemin, se soustraire à ce qu’il y avait de plus beau dans ma vie et me laisser choir dans les méandres des épreuves, de la malchance, de l’adversité. Encore et toujours… À force de côtoyer la satisfaction d’une existence familiale parfaite, j’en oubliais que de funestes instants pouvaient encore survenir, germer dans ce terreau riche en satisfaction, poindre le bout de leur nez sans crier gare, par un beau matin. Non, je ne m’y attendais vraiment pas. C’est alors que le couperet est tombé, sa lame trop affûtée, comme pour me prévenir que la vie n’est vraiment pas un long fleuve tranquille.
L’aboutissement
Larème Debbah 2019

Merci à SimPlement et à Larème Debbah.

Cela fait du bien de retrouver Jeanne dans ce nouveau (et dernier tome) de la saga Et si… Cette trilogie raconte sa vie, depuis la découverte de sa maladie, jusqu’à l’aboutissement, aujourd’hui. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle en a fait, du chemin. Elle a vécu de belles choses, mais aussi quelques horreurs, hélas.

Dans ce tome, j’espérais beaucoup de bonheur, histoire de conclure un peu tout ça en beauté et de dire à Jeanne : « T’as vu, tu l’as fait, tu y es arrivée, tu as eu une vie magnifique. » Mais forcément, Larème Debbah a voulu jouer avec nos nerfs en faisant tomber une énième épreuve sur les épaules de notre héroïne. Et c’était dur.

Dur pour Jeanne, car elle a eu tellement de souffrance que celle-ci est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. À un moment, cela devient difficile d’en supporter plus… Et c’était aussi dur pour moi car, même si les malheurs peuvent en effet s’accumuler, là je trouvais que c’était trop pour être vrai. Et ça m’a énervée, car je ne voulais pas que Jeanne souffre encore et se retrouve dans une telle situation.

Et en même temps, j’avais aussi envie de la secouer comme un prunier car je ne trouvais pas du tout son attitude réfléchie, intelligente ou même mature. Elle m’a fait penser à une gamine qui faisait un caprice plutôt qu’à une dépressive tant ses actes étaient exagérés et aléatoires. Mais ce côté aléatoire va de paire avec le fait qu’elle soit perdue et bouleversée…

Heureusement, il y a eu de bons moments quand même, et j’ai pu entrevoir une lueur d’espoir à un moment. Et j’ai espéré cette fin. Alors, je suis contente de l’avoir obtenue. Cette saga, je vous la recommande si vous voulez vivre des émotions compliquées… mais aussi très touchantes.

vendredi 16 novembre 2018

L’éveil

J’ai décidé d’être une femme heureuse et épanouie le jour où j’ai appris que j’étais atteinte de sclérose en plaques. Il y a quelques années déjà. Tant de choses se sont passées depuis mes dix-huit ans : ma rencontre avec la famille MacDonald qui, entre temps, est devenue ma belle-famille, mon épanouissement personnel malgré l’adversité et mon mariage avec Scott qui restera un des plus beaux moments de ma vie. Cependant, il reste une ombre qui ternit ce tableau qui aurait pu être idyllique…
Ma détestable sclérose en plaques (SEP) avance doucement mais sûrement dans les méandres de la douleur, de la fatigue et de l’incompréhension. Les traitements permettent de ralentir quelques symptômes, mais elle continue malgré tout son petit bonhomme de chemin dans mon cerveau ainsi que dans mon corps. Par bonheur, Scott est toujours là pour m’aider à passer les moments difficiles, me soutenir lorsque la déprime m’accoste au bord de ma conscience, me consoler lorsque mes larmes coulent avec ou sans raison. Il sait ce qui m’attaque, ce qui me ronge, ce qui me noie. Il connaît bien cette pathologie. Et de fait, il en a fait sa spécialité en tant que neurologue pour mieux appréhender notre quotidien. Aujourd’hui, j’ai vingt-trois ans et, depuis mes dix-huit ans, il s’est passé tellement de choses que j’avais envie de les partager avec vous.
L’éveil
Larème Debbah 2018

Merci à SimPlement et à Larème Debbah.

Vous n’imaginez pas le plaisir que j’ai pu avoir à découvrir qu’une suite à Et si… avait été écrite et que, en plus, j’allais la lire. J’avais de tellement bons souvenirs de cette histoire. Je me rappelle un sentiment de confort, comme si j’étais chez les MacDonald, auprès du feu, à me nourrir de ces beaux mots. La suite est de la même trempe, même si elle nous met un peu moins à l’aise.

Nous retrouvons Jeanne et Scott qui ont une belle annonce à nous faire. Il était temps qu’ils se marient, et cela est d’ailleurs vite expédié. Car, après tout, ce n’était pas ça l’important, mais leur vie ensemble, comment ils évoluaient, quelles épreuves ils allaient devoir encore traverser. Et niveau épreuves, je ne m’attendais pas à la première d’entre elles. Elle m’a tellement plombé le moral que j’en ai voulu à l’autrice d'oser faire ça à Jeanne. Quelle horreur… mais qu’elle a transformée, incroyablement, en bonheur par la suite.

Après ça, je me suis dit que l’autrice ne pouvait pas me faire d’autres frayeurs et je me suis remise dans ma bulle de bien-être pour continuer à lire ce roman. Enfin, le lire… faut le dire vite ! Vu la vitesse avec laquelle je l’ai dévoré, je n’ai pas vu le temps passer : la plume est agréable et un peu moins maladroite que dans le premier tome, et les événements se suivaient tous très bien, logiquement, avec un rythme prenant.

J’ai adoré ce texte autant que le premier, même s’il aborde un aspect un peu différent, que vous découvrirez en le lisant. Et en attendant, imprégnez-vous de cette magnifique couverture, qui vous permet de faire un premier pas vers ce beau voyage. De mon côté, j’attends le troisième tome ! Vivement !

samedi 10 mars 2018

Et si…

Jeanne est une jeune fille de dix-huit ans qui a tout pour elle, dont un avenir tout tracé dans la lignée familiale. Mais un jour, sa vie bascule…
Elle fera un séjour loin de sa famille afin de prendre le recul nécessaire. Et si sa vie était ailleurs…
Et si…
Et si…
Larème Debbah 2018

Merci à SimPlement et à Larème Debbah.

J’ai tout d’abord craqué sur la couverture. En la voyant, je me suis sentie nostalgique et j’ai eu l’impression que j’allais avoir affaire à la thématique du drame. Ceci m’a été clairement confirmé par le résumé, et je n’ai donc pas pu m’empêcher de me lancer dans cette histoire. Je voulais savoir pourquoi la vie de Jeanne allait basculer ? La maladie ? Un drame familial ?

Au risque de divulgâcher un tout petit peu l’histoire, c’était ma première impression qui était la bonne. Il restait à savoir de quoi. Et, là, ce fut la surprise, car c’est une maladie que je connais somme toute un peu vu qu’un membre de ma famille en est atteint. Du coup, je compatissais pour Jeanne et j’espérais qu’elle pourrait surmonter cette épreuve.

C’est d’ailleurs ce qu’elle a décidé de faire : prendre le large, loin de sa famille, pour réfléchir sur sa vie, et à l’occasion rencontrer des gens formidables qui la feront avancer. Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce texte, c’est la sensibilité qui émane des actions et des paroles de l’héroïne. Elle subit, mais avec dignité, et l’on ne tombe pas dans le dramatique. On apprend à la découvrir tout entière et à l’apprécier.

Si la forme du texte n’est pas parfaite, le fond, lui, est très beau et donne envie de continuer notre lecture pour aller au bout de ce périple avec Jeanne et la soutenir jusqu’au bout. Car ce qui va lui arriver ensuite, c’est juste très beau et plein d’espoir. Foncez !